Par exemple Marie me demande :
Qu'en est-il de la pension d'invalidité quand on est handicapé si on quitte la sécu...? Et comment ne plus la payer quand on est salarié , vu qu'elle est prélevée à la base...?Plaçons-nous dans le cadre (encore idéal et hypothétique hélas) où les directives européennes sont reconnues par la France (ou plutôt par son corps politique et son corps judiciaire), ce qui fait qu'on peut s'assurer où on veut.
Quand je regarde ma feuille de paye, je ne vois pas de ligne spécifique pour l'invalidité. Il semble donc que ça fasse partie de l'assurance maladie, c'est d'ailleurs ce que me confirme cette page : Taux et assiette des cotisations sociales, qui met dans le même pot "Assurance maladie, maternité, invalidité, décès", contrairement à Georges Lane dans sa monographie Combien nous coûte, à vous et à moi, la Sécurité sociale ?, qui met invalidité et incapacité sous le chapitre "SS retraite", certainement à tort, à mon avis (mais il se peut qu'il y ait un grand flou - volontaire - sur le sujet, ce qui est dans l'esprit du "système" qui aime mélanger des choux et des carottes).
Il semble donc que si on arrêtait de cotiser pour la partie "assurance maladie", on n'aurait plus de remboursement maladie, maternité, invalidité, décès - à la différence de la retraite (cotisation séparée) ou des indemnités journalières (absence de cotisation). Sauf bien sûr à souscrire une assurance spécifique en-dehors du système français.
Il semble aussi que les pensions d'invalidité soient versées aux salariés par la Sécurité sociale (et donc alimentées en fait par les cotisations des "assujettis" + le déficit de la SS), à la différence de l' allocation adulte handicapé, prestation financée par le budget de l’Etat (+ son déficit).
Maintenant, pour une personne salariée, ce genre de question ne se pose pas vraiment pour le moment, étant donné qu'en général l'employeur refuse que le salarié quitte le système français. C'est ce qui se passe dans mon cas, comme je l'explique ici, et ce malgré une lettre virulente que j'ai envoyée au PDG.
Inutile de dire que dans le système libéral idéal, il n'y aurait plus de cotisation obligatoire, on souscrirait des assurances maladies et des assurances invalidité - ça existe déjà, évidemment, avec un rapport qualité-prix qui serait meilleur que ce qu'impose actuellement la contrainte étatique. Même les handicaps de naissance peuvent être couverts par une assurance prénatale (ça existe déjà aussi).

2 commentaires:
Une question Laure, car vous avez étudié les offres du privé.
En cas de maladie, ou d'accident du travail (qui peut être un accident de transport) ces assurances remboursent les soins. Mais qu'en est-il des indemnités journalières ? Il y a-t-il 3 mois de carence pour la maladie comme dans les contrats qu'on propose aux indépendants (qui eux n'ont pas droit aux indemnités journalières SS des salariés).
De même pour la maternité, que se passe-t-il ?
Pour les indemnités journalières, selon la théorie Reichman d'il y aquelques années, il faut avertir son employeur qu'on souhaite rester affilié à la SS. Ces indemnités d’après ce que j’en sais ne sont pas subordonnées au paiement de cotisations d’assurance maladie. Une précaution supplémentaire serait de prendre une assurance privée indemnités journalières telle que celle d’Amariz, «Providence »).
Pour la maternité, je ne sais pas !
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